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Le Fil d'Argent (Rebecca G.)

Ecrivaine désespérée

13 Avril 2015 , Rédigé par Reb Publié dans #A propos de moi

Ecrivaine désespérée

Non, je n'ai pas reçu ma 100ème lettre de refus d'édition... En fait, je n'en ai reçu qu'une seule (Robert Laffont) et encore, elle était assez gentille. Je ne peux pas me plaindre: il y a pire, à ce qu'il paraît! (Ils ne m'ont pas parlé de la ligne éditoriale, et ils m'ont souhaité bonne chance par dessus le marché...!)

Pour dire vrai, je ne l'étais pas encore (désespérée) en me levant ce matin, mais c'est en tombant sur un message de forum que je le suis devenue... Ce message disait, en résumé, qu'un écrivain en herbe avait reçu - de la part d'une grande maison d'éditions que je ne citerai pas (je ne suis pas si folle, je leur ai envoyé mon manuscrit il y a 4 mois et j'attends toujours leur réponse...) - une lettre pleine de promesses qui disait "... à condition de changer certains passages du texte".

Le type, fou de joie, s'est empressé d'accepter et s'est mis au boulot. Retournant la nouvelle version de son chef-d'oeuvre, il s'est vu de nouveau invité à "améliorer" tel et tel passage... Cela a duré une année entière, avec remaniements multiples, et au bout du compte, l'éditeur lui a fait savoir qu'il "ne pourrait pas éditer son manuscrit"!

Ecrivaine désespérée

Il me semble que si une telle chose devait m'arriver, je serais d'abord prise de syncope, puis par une furieuse envie de meurtre (étripage gratuit)!

Non, sans blague, comment peut-on faire une chose pareille??? Cela me paraît tout simplement in-con-ce-vable! Et pourtant... Je n'ai pas trop de mal à y croire.

Du coup, j'ai un gros coup de blues. Je ne sais vraiment plus quoi penser, quoi espérer.

Je viens de boucler mon premier roman (à 43 ans, il était temps!) et j'attends toujours deux réponses sur trois (j'ai tenté 3 GRANDES maisons parisiennes).

Par "boucler", j'entends "rédiger" (2 ans) et "corriger" après relectures (1 an).

Premier roman oui, mais qui a mis du temps à mariner...Ou à mijoter, si vous préférez, comme tout bon petit plat qui se respecte.

Et comme pour m'achever, un autre message forum affirme aussi qu'il est im-po-ssi-ble de se faire éditer si l'on est pas pistonné..., autrement dit, si l'on ne connaît pas quelqu'un du "milieu" (ça fait un peu mafieux, non?). Ben, dommage pour ma pomme, je ne connais personne... Je suis sensée faire quoi, alors???? Me tirer une balle? Jeter mes écrits, en faire des cocottes en papier?

Ecrivaine désespérée

Bon, j'imagine que je ne suis pas la seule dans ce cas... Alors, je me suis dit que ça pourrait être sympa de partager nos états d'âmes d'écrivains en herbe, désespérés ou non, en plein parcours de combattant. J'en ai marre de broyer du noir toute seule dans mon coin!

Mais il s'agit avant tout de partager une passion. Celle d'écrire, de créer, de lire, de rêver.

Et si, parmi vous, quelqu'un connaît la formule magique, la recette, le conseil, ou le filon pour se faire éditer, il (ou elle) est prié(e) de nous le faire savoir!

Bonne journée à tous,

Reb.

ps: Tous les encouragements d'anciens-combattants sortis vainqueurs sont les bienvenus! :)

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Nadine 20/06/2016 19:42

J'aurais été tellement déçue / en colère moi aussi à la place de cet auteur!
Je me réjouirais de découvrir ton livre...
Ici au Québec le monde de l'Édition n'est vraiment pas facile non plus...
Bisous

Rebecca G. 20/06/2016 22:19

Coucou Nadine!! Oui, il y a de quoi "péter les plombs" comme on dit chez nous... ;) Comme je serais ravie que tu découvres mon livre, moi aussi...!!!! :D Bah, il faut croire qu'avoir son bouquin en librairie ça se mérite!!! Ravie d'avoir des lectrices du Québec (c'est un pays que je trouve magnifique!!!) Bisous.

Pierre-Louis Daviken 09/06/2016 23:01

J'ai rencontré l'année dernière une directrice de collection de chez Gallimard Jeunesse qui disait qu'un bon livre trouve toujours son éditeur. A chacun d'interpréter cela comme il veut.
La recette c'est donc d'écrire un bon livre :-)
Le métier d'apprenti est très dur, et sans la passion...
Je suppose que l'opiniâtreté finit par payer quand même un jour, quitte à laisser mûrir quelques temps (comme le bon vin) le roman dans un tiroir, le déchirer et tout recommencer.

Rebecca G. 12/06/2016 23:41

Je suis plutôt d'accord avec cette optique. D'un autre côté, étant croyante, je pense que l'homme a toujours beaucoup de plans, mais qu'au final c'est le Maître du Monde qui décide de ce qui se réalise... En d'autres termes, je tente ma chance, mais je sais que le résultat n'est pas entre mes mains.
Advienne que pourra. Ce qui sortira de tout cela sera forcément Bien. :)
Ps: ce roman a déjà mûri de nombreuses années...

Marjolaine 31/05/2015 17:56

L'autoédition, il n'y a que ça de vrai ! Je l'ai découvert un peu par hasard, j'ai cherché, découvert que ça n'avait rien à voir avec l'édition à compte d'auteur, me suis renseignée, j'ai gratté, cherché, écumé le web et pis j'ai été convaincue et je me suis lancée. Parce que moi aussi j'en ai eu des lettres de refus de la part de maisons d'éditions grandes et petites. J'ai finis par ne plus y croire. Quand on fait un bon travail, qu'on a confiance en soi, en ce qu'on écrit, qu'on sait que c'est bon (parce que tout le monde vous le dit) mais que parce qu'on a encore jamais rien publié, personne ne veut de vous et qu'à côté on voit un rottweiller qui pond de la merde à chier et à rechier (excusez-moi des termes) et qui est publiée et vendue à des milliers d'exemplaires, on a la rage au ventre. Et ça, ça ferait partie des 1% publié à compte d'édition en France ? Non ! Nous autres, auteurs auto-édités, nous vallons mieux ! Pas parce qu'on y croit mais parce que s'éditer soi-même, c'est un VRAI parcours du combattant et qu'il faut être sacrément motivé pour aller jusqu'au bout.
"S'il advient d'un peu triompher par hasard,
Ne rien être obligé d'en devoir à César
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite
Lors même qu'on est pas le chêne ou le tilleul
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul."
Edmond Rostand

Crois moi, Rebecca, l'autoédition, il n'y a que ça de vrai.

Rebecca G. 31/05/2015 19:23

Peut-être... Mais le seul problème, c'est que je n'ai absolument pas le temps de gérer la diffusion et la promo!!! Je l'ai déjà fait il y a huit ans, pour des livres pour enfants, j'en ai vendu 1000 exemplaires (eh oui...!) mais il m'en reste encore 1000 autres sous mes escaliers!! :( Sans compter que je me suis fait arnaquée avec des gens qui ont pris mes livres en dépots-vente et ne m'ont jamais payée, même après avoir vendu mes livres...!! Je ne veux pas renouveler l'expérience. En outre, je n'ai pas les moyens financiers pour payer l'imprimerie et le graphiste (couverture), etc. etc.
Donc, dans ma situation, la seule solution c'est l'édition à compte d'éditeur... et beaucoup beaucoup de prières... :/

Al'Khan 21/05/2015 14:18

Hey,
Je ne sais pas quoi te dire, je ne suis pas dans ta situation, mais je te souhaite de persévérer car ça va payer j'en suis sur !

Courage !

Rebecca G. 21/05/2015 15:24

Merci, merciiiiiiiiiii... T'es trop gentille!! :)
J'espère que tu as raison et que tout cela finira par aboutir... J'aimerais tellement voir un jour mes livres dans les vitrines des librairies!! Mais surtout, j'aimerais que les gens les lisent et qu'ils kiffent...!! :)
Bises

Quichottine 07/05/2015 00:53

C'est un vrai parcours... il faut persévérer.

Rebecca G. 07/05/2015 10:35

Oui, Quichottine, j'essaye de garder le cap...
Il y a toujours des hauts et des bas, mais dans l'ensemble, je garde espoir... :)

Dominique 16/04/2015 18:02

"Etre écrivain c'est travailler sur une part de talent et beaucoup d'acharnement".
"Ecrire est un bonheur, mais une souffrance aussi"
"A l'heure ou globalement la lecture, l'orthographe, le sens des mots importent si peu, c'est un privilège d'avoir tant de désir d'écrire et d'en garder l'envie"
Personnellement, 2 des phrases entendu par un écrivain reconnu me paraissent rudes, la dernière est à retenir. Donc Reb, au travail ! sans souffrance cependant , mais avec bonheur et conscience d'être privilégiée. A bientôt.

Rebecca G. 16/04/2015 19:35

J'ai oublié de vous demander... De qui sont ces belles citations?

Rebecca G. 16/04/2015 19:34

Encore une fois, merci Dominique!!!
Pour ma part, je trouve très juste les TROIS citations que vous me transmettez...
Pour écrire un livre, il faut beaucoup beaucoup beaucoup d'acharnement!! J'ai bien failli à plusieurs reprises abandonner mon projet d'écriture: tout d'abord parce qu'il est difficile, lorsque l'on écrit un livre, d'en voir le bout et parce que mille et une choses nous font croire que c'est un projet insensé, illusoire, désespéré, etc. etc.
L'écriture est effectivement une souffrance à certains moments, en cela qu'elle nous oblige à nous mettre à vif, en exprimant nos sentiments les plus profonds, et parfois aussi lorsqu'elle nous impose de vivre certaines scènes dans la peau de nos propres personnages... A d'autres occasions, ce sont des souvenirs douloureux qui reviennent, ou des ressentis que l'on pensait effacés.
Et enfin, oui, c'est peut-être un privilège, en effet, de trouver goût aux mots, aux phrases et à la magie des livres. Pour moi, assurément, c'est un grand bonheur!
J'imagine que pour vous aussi... :-)
Amicalement,
Reb.