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Le Fil d'Argent (Rebecca G.)

Avis de lecteurs (1)

4 Mai 2015 , Rédigé par Rebecca G. Publié dans #Le Fil d'Argent (et le parcours du combattant)

Avis de lecteurs (1)

Bonjour à tous!

Il m'a fallu du temps pour me décider, mais ça y est, je fais le pas: je vous livre aujourd'hui le premier extrait de mon roman.

Je ne vous cacherai pas que j'en ai des sueurs froides...

Mais bon, je pense que c'est une bonne chose de mettre à l'épreuve ses écrits pour savoir exactement ce qu'ils valent.

Aussi, je vous invite à me dire TRES SINCEREMENT ce que vous en pensez, à me suggérer vos corrections, et à me soumettre vos remarques, quelles qu'elles soient. 

Est-ce que cet extrait (bien qu'il soit sorti de son contexte) vous semble attrayant? La lecture vous parait-elle fluide? Y a-t-il des incohérences? Des lourdeurs?

La parole est à vous!

Bonne lecture. Reb

NY– Septembre 2011

 

Il était assis sur un banc et regardait simplement les gens passer. Des personnes âgées qui promenaient leur chien, de plus jeunes qui faisaient leur footing matinal, et des enfants qui jouaient, sous le regard attendri de leurs parents.

Là, il y avait ce petit bonhomme de trois ans à peine, assis dans le bac à sable, qui déplaçait des petits tas d'un endroit à un autre avec son tracteur jaune.

Plus loin, ce jeune garçon qui faisait voguer un voilier miniature sur l'eau du bassin.

Et puis, là-bas, il y avait ces deux fillettes qui jouaient à la corde. Une extrémité fixée à un arbre, l'autre tenue par une main experte. Une fille faisait tourner la corde et l'autre sautait. Toutes deux lui tournaient le dos et chantaient une comptine qu'il ne pouvait saisir de là où il se trouvait. Mais il était fasciné par leur jeu. Il y avait quelque chose d'étrange et d'envoûtant dans leur cadence. La corde tournait, tournait et tournait encore... La fillette qui sautait semblait s'envoler à chaque bond, ses deux nattes flottant de chaque côté de sa tête brune. Son corps gracile s'élançait puis redescendait, s'élançait puis redescendait...

S'élança...

Mais ne redescendit pas. Il s'évapora dans les airs, comme un nuage de fumée. Presque au même instant, la corde retomba mollement sur le sol tandis que la seconde fille se retournait vers lui. Et ce qu'il vit alors lui glaça le sang.

A la place des yeux, il y avait deux trous béants. Deux orbites monstrueusement vides.

 

Tom se réveilla en sueur, le cœur douloureusement emballé.

— Ça va ??

Kate s'était réveillée. Avait-il crié ?

— Hein... Quoi ?... Oh, oui, t'inquiète pas. C'était juste un cauchemar… Rendors-toi, chérie.

— Tu es sûr que ça va aller ?

— Mais oui, répondit-il en lui tapotant l'épaule et en s'efforçant de prendre une voix calme. Ne t'en fais pas ! Je vais aller boire. J'ai chaud… Repose-toi.

Il rejeta le drap, attrapa la canne posée à son chevet et sortit lentement du lit.

 

Cela faisait la quatrième fois qu'il faisait ce genre de cauchemars. Quatre fois depuis que Andy était revenu à la maison… On avait fini par lui dire la vérité quelques semaines plus tôt, et les retrouvailles avaient été un moment difficile, bien que mêlé du bonheur de se retrouver vivants l'un et l'autre.

(...)

 

Les médecins l’avaient prévenu. Ces cauchemars, qui le hantaient régulièrement, n’étaient que les effets du choc psychologique qu’il avait subi. Mais il avait beau essayer de faire des efforts pour prendre sur lui comme un adulte responsable, il avait tout simplement envie de hurler lorsqu'il songeait à Andy.

Une seule question, toujours la même, lui tournait dans la tête. POURQUOI ? Pourquoi avait-il fallu que tout cela leur arrive ? Pourquoi eux ? Pourquoi toute leur vie avait-elle basculé si soudainement ? Qu'avaient-ils fait pour mériter tant d'épreuves ?

Accoudé sur la table de la cuisine, la tête entre les mains, il s’efforça de suivre les conseils de son psy. « Ne pas se laisser envahir, ne pas se laisser submerger… ». Facile à dire, le doc’ ! Lui, se trouvait douillettement endormi auprès des siens, tous en parfaite santé.

Qui pourrait vraiment comprendre, sans l’avoir vécu lui-même ?

Ben… Le seul, peut-être, capable de comprendre ce que nous traversons.

« Se focaliser sur des ondes positives », avait dit le doc’… Alors il se mit à penser à Ben et à la journée du lendemain, pour chasser la vague de rage qui menaçait à nouveau de le dévorer comme un banc de piranhas en chasse.

 

***

 

Retrouver le monde, retrouver la vie !

Sur les instances de son meilleur ami, il s'était décidé à faire un petit tour au journal. Tous ses anciens collègues l'avaient accueilli avec une joie non simulée, devant un buffet préparé en l’honneur de son « retour parmi les vivants » (formule-leitmotiv de Ben). Il n'était évidemment pas question pour lui de reprendre le boulot : il avait encore besoin de repos et continuait certains soins qui lui prenaient trop de temps. Mais cette petite visite de courtoisie lui avait fait du bien.

Oh, bien sûr, Kate s'était inquiétée. Il était encore trop tôt, selon elle, pour sortir Mais il en avait marre d'être couvé. Ras le bol. Par-dessus-la tête. Plein le dos. Il avait vraiment besoin de prendre l'air, besoin de respirer… Besoin de faire autre chose que ce qu'il faisait depuis des jours, des mois, des années-lumière ! Besoin aussi, peut-être, de faire comme si rien ne s'était passé… Aller au bureau, retrouver les collègues, revoir cet intraitable « Mister Groove », le rédacteur en chef, et se confronter avec Ben sur la rédaction d'un article Société – Crime et Justice, derrière la cloison en verre poli... Même s'il n’avait pas la moindre chance de participer au prochain bouclage, replonger dans toute cette ambiance lui avait fait un bien fou. Une véritable bouffée d'oxygène !

 

Se sentant revigoré, il avait même insisté pour rentrer seul. Et, pour une fois, Ben n'avait pas eu le dernier mot :

— Écoute, mon pote, s'il t'arrive quelque chose en chemin, Kate va m'étriper… Tu la connais. 'Fais pas le malin… J'ai pas envie d'être obligé d'écrire sur mon propre meurtre.

— Ben, relax ! Je te dis que ça va. Je ne me suis jamais senti aussi bien, vieux. Ta petite « surprise party » m’a redonné des forces… Je t'assure.

— Ok. Mais je peux te raccompagner en voiture, ou t'appeler un taxi…

— À cette heure-ci ? Ça peut prendre des heures… C'est ridicule. C'est juste quelques stations. Laisse-moi ce plaisir, Ben. Sais-tu depuis combien de temps je ne me suis pas assis dans le métro ?

— Ouais, à t’entendre, on dirait que ça vaut le télésiège de Lake Placid… ! Tu vas me vexer si tu me dis que tu préfères ça à ma superbe mini Cooper SD !

— Ben, Ben… Écoute-moi un peu. J'ai BESOIN de me fondre dans la foule, tu comprends ça ? Besoin de me sentir comme tout le monde. Allez quoi, juste six stations ! Qu'est-ce que tu veux qu'il m'arrive ? Franchement…

— Et Kate ? Et Lizzy ? Tu connais les femmes quand elles font une hystérie…

— T'inquiète pas pour ça, je gère avec Kate. Et je te fais confiance pour Lizzy. Tiens, t'auras qu'à lui dire que j'ai menacé d'effacer ton disque dur…

— Ah, ah, ah…qu'est-ce qu'on se marre ! avait fait Ben en louchant sur son Mac.

— Bon, alors, c'est d'accord ? Je te bip dès que j'arrive à la maison, pour te rassurer…

Puis, se penchant à son oreille, il avait ajouté :

— Si toi, mon meilleur ami, mon frère, tu ne peux pas comprendre ce que je ressens, qui le pourra ?

Ben avait levé les yeux au ciel.

— Si Monsieur commence à me prendre par les sentiments…

— Merci, vieux ! Je savais que tu comprendrais, avait lancé Tom en lui envoyant une grande claque dans le dos. Allez, je file, il va se faire tard.

Il avait attrapé sa veste sur le dossier de la chaise, lancé un au revoir général aux membres de la rédaction, étreint son ami avec vigueur et filé en claudiquant vers la sortie.

 

Bonté divine, comme ça lui avait fait du bien !

Mais il ne lui avait pas fallu plus de dix minutes pour admettre qu'il avait eu tort.

Non, il n'aurait pas dû sortir seul si tôt et surtout si longtemps. À présent qu'il se trouvait immobile et inactif, il sentait les effets de la fatigue l'envahir inéluctablement.

Une immense lassitude s'empara de tout son être. Sa respiration se fit plus profonde et ses paupières se fermèrent malgré lui à plusieurs reprises, mais il tenta de résister. Il ne voulait pas faiblir maintenant, ici, au milieu de cette rame de métro, seul parmi la multitude, dans les entrailles de la fourmilière new-yorkaise. Cette rame était juste sensée le ramener chez lui, à Greenwich Village, où il pourrait enfin soulager son corps endolori…

Oui, Kate avait eu raison. Et Ben également. Cela avait été une folie, une pure inconscience. Il aurait dû accepter qu'il le raccompagne, il aurait dû … Sûrement...

Son esprit se brouillait ; il se sentait glisser dans un étourdissement incontrôlable. Bercé par le rythme régulier des mouvements du wagon, sa tête balança et s'affaissa lentement sur son épaule. Il était à la limite de l'inconscience lorsqu’il l'entendit.

Troublante, longue, profonde, claire comme si elle avait pris vie juste à côté de lui. La mélodie d'un violon, jouée, à n'en pas douter, par un très grand virtuose. Tom était-il déjà en train de rêver ?... Non, il sentait encore autour de lui la présence des autres passagers et les vibrations du métro.

Sûrement un artiste qui fait la manche…

Bien qu'ayant finalement échappé à l'emprise du sommeil, il ne se résolut pas à ouvrir les yeux. Quel que soit le talent de celui qui s'était mis à jouer dans la rame, cette interruption ne valait pas la peine de briser un si irrésistible repos. Pourtant, il ne put continuer bien longtemps d'ignorer l'étrangeté de cette mélodie qui s'étendait comme une ombre, semblait vouloir l'envelopper totalement… Lorsque les premiers accords d'un violoncelle se firent entendre derrière le violon, il ouvrit subitement les yeux. Avant même qu'il n'ait eu le temps de comprendre quelque chose, les notes d'un piano se mettaient à résonner…

Quoi ! C'est un orchestre entier qui a investi la rame ?

Une sueur froide le glaça sur place lorsque ses yeux cherchèrent en vain la source de cette harmonie musicale qui continuait pourtant de résonner. Mais ce fut pire, lorsqu’il s’aperçut qu’il était apparemment le seul à l'entendre…

Quelque chose ne tournait pas rond. Devenait-il fou ? Il avait beau chercher, sur les visages voisins, quelques témoignages de sa lucidité : tous restaient impassibles, apparemment sourds à cette musique qui poursuivait son vol. Des trompettes étaient venues s'ajouter à l'ensemble. Et bientôt, ce furent des chœurs…

Tom commençait sérieusement à penser aux séquelles du coma, lorsqu'il remarqua un homme assis deux banquettes plus loin. Il pianotait d'une main sur sa jambe, pointait l'index de l'autre vers le haut, et battait la mesure comme l'aurait fait un chef d'orchestre avec sa baguette. Les yeux clos, il semblait transporté. Tom était certain que cet homme entendait la même musique que lui, puisqu'il le voyait hocher la tête en un rythme parfait. Son premier réflexe fut de chercher des écouteurs aux oreilles de l’inconnu ou un appareil réglé un peu trop fort quelque part à côté de lui… Mais il dut se rendre à l’évidence : aucun iPod ni Mp n'était à l'origine de la symphonie. Comment l'auraient-ils pu d'ailleurs ? Le son remplissait tout le compartiment comme une salle de concert… !

Si cette musique relevait de sa folie, comment cet homme, qui était à l'évidence bien réel et qu'il ne connaissait absolument pas, pouvait-il l'entendre lui aussi ?

La rame ralentit et entra dans la station « Franklin Street ». Ce n'est qu'inconsciemment que Tom lut le panneau indicateur à travers la vitre, par-dessus l'épaule du chef d'orchestre virtuel. Il restait là, immobile, à contempler l'inconnu, tentant désespérément de comprendre quelque chose à ce qui se passait autour de lui. Mais l'environnement lui-même était devenu flou, comme un rêve lointain dans lequel il était cependant bien présent. Seul cet homme, duquel il ne parvenait pas à détacher son regard, semblait exister avec lui.

Il prit soudain conscience d'une sorte de connexion invisible entre lui et ce mystérieux inconnu aux yeux clos, une espèce de fluide non palpable, mais de plus en plus intense. La musique, toujours plus riche, pénétrait ses tympans, son cerveau, son cœur, son être tout entier, jusqu'aux tréfonds de son âme.

Alors il comprit.

Il comprit que cette musique provenait également du plus profond d'une autre âme. Cette autre âme qui se tenait à quatre mètres de lui. Cette âme inconnue et pourtant si proche, qui donnait vie à cette harmonie de sons… Il entendait ce qui se jouait dans l'esprit du mélomane.

 

Ce qui se passa ensuite lui fut insoutenable.

Un silence, étonnamment pesant et douloureux, s'abattit subitement ; presque aussitôt les bruits de la rame reprirent leurs droits. Le flou se dissipa et l'inconnu se fondit parmi les autres voyageurs assis à ses côtés, tandis que le métro reprenait sa course souterraine.

Tom s'affaissa sur son siège. Le cœur palpitant, la respiration haletante, il tentait de reprendre le contrôle. Il avait la désagréable impression d'avoir été brutalement tiré d'un sommeil profond. Mais avait-il réellement rêvé ?... Tout semblait être redevenu normal.

Absolument normal.

Mais dans l'esprit de Tom, rien ne semblait aller normalement. Il s'adossa et essaya encore une fois de comprendre. Cela faisait-il partie des séquelles de l'accident ? Malgré ce que prétendaient les médecins, son cerveau avait-il subi des dommages irréversibles ? Des sortes de « rêves-éveillés » pouvaient-ils s'expliquer par un traumatisme physiologique ?

Il se prit la tête à deux mains, les coudes appuyés sur ses genoux, comme dans l'espoir de soutenir ses idées, ferma les yeux pour tenter de faire le vide, et se força à respirer profondément.

Ok. J'ai seulement dû m'endormir. Oui, c'est ça, je me suis simplement endormi… J'ai besoin de repos. J'ai juste besoin de repos… Et d'un peu plus de temps.

Du temps… Du temps… Le tic-tac d'une horloge… L'aiguille qui tourne dans un cadran… Les secondes qui s'accélèrent…, qui vont vite. Beaucoup trop vite.

Tom fronça les sourcils, ouvrit les yeux et releva la tête. Cette fois, il était bien sûr de ne pas dormir. Et ce n'était plus une musique. Ce n'était pas un violon… Une horloge ? Était-ce vraiment une horloge ? Non, le rythme était trop rapide. Un rythme régulier, comme une pulsation, un martèlement… Oui, un martèlement... Qui, comme la mélodie précédente, s'amplifiait. Et qu’il semblait, comme la fois précédente, être le seul à l'entendre.

D'où venait-il, cette fois ?

Il regarda attentivement tous les passagers qui l'entouraient. La source était proche, très proche.

Son regard s'arrêta sur une jeune femme assise juste en face de lui. Elle paraissait assoupie. Sur ses lèvres flottait un léger sourire. Le martèlement résonnait à présent comme un tambour que l'on aurait battu à une cadence effrénée. Elle avait les deux mains posées sur son ventre.

Un ventre proéminent.

Cette fois, Tom réfléchit vite. Cette femme était enceinte. Et le martèlement qu'il percevait de façon si intense provenait d'elle. Il le savait, car à nouveau tout était devenu flou autour d'eux, la rame semblait avoir fondu dans l'espace. Il était fasciné par cette femme, fasciné par son ventre. Ce n'était pas un martèlement, c'était un battement. Les battements du cœur de son enfant. Il l'entendait, il le sentait…, il pouvait presque le voir. Et il ne rêvait pas !

Horrifié, il crut que sa tête allait exploser. Son propre cœur s'emballait, il croyait étouffer… Fou, il était vraiment devenu fou !

Incapable d'en supporter d'avantage, Tom sentit soudain ses forces l'abandonner. Il bascula en avant et s'écroula inconscient sur le sol du wagon."

 

Voilà!

J'attends avec impatience tous vos commentaires...

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Pierre-Louis Daviken 09/06/2016 22:39

En lisant en diagonale les autres commentaires, je dirais que, mais ce n'est qu'une question de goût, je préfère l'emploi du passé simple au présent de l'indicatif.
Que l'exercice de la "bêta-lecture" ne doit pas aller, dans la mesure du possible, jusqu'à dire "à ta place j'écrirais ceci plutôt que cela", même si c'est parfois tentant. A chacun sa manière d'écrire.

Rebecca G. 12/06/2016 23:28

Passé ou présent, c'est actuellement la grande question!!! Il parait que les éditeurs (et les lecteurs!) ne jurent que par le présent et la première personne du singulier.
J'avoue avoir hésité. Mais dès le début, les phrases venaient toutes seules au passé. Je les ai donc laissées. Pas envie de dénaturer. (Pour mon deuxième roman, par contre, tout est venu naturellement au présent et la narratrice en est l'héroïne... Comme quoi: il n'y a pas de règles!)
Ce que tu dis des bêta-lecteurs est particulièrement pertinent. Moi, par exemple, en tant que correctrice, j'ai un mal fou à ne pas "réécrire" les textes que l'on me soumet dans le cadre d'une bêta-lecture. D'ailleurs, en général, je le fais quand même (tout en respectant le style de l'auteur, bien sûr, mais en corrigeant les tournures de phrases qui me semblent inappropriées)... et finalement, les auteurs sont plutôt contents!! Il y a des choses qu'ils gardent, et d'autres avec lesquelles ils ne sont pas toujours d'accord. Mais au final, cette "confrontation" d'idées les pousse à repenser leur texte et celui-ci s'en trouve toujours amélioré.
Perso, je ne remercierai jamais assez mes bêta-lecteurs pour leurs remarques pertinentes et leurs suggestions souvent justes.

Pierre-Louis Daviken 09/06/2016 22:29

Le résumé m'avait donné envie d'en savoir plus.
Sur le fond, c'est très intriguant, on est tout de suite dans la tête du héros et ce qui se passe dans la rame de métro est super bien décrit.
Sur la forme, j'aurais tendance à penser que tu pourrais (j'emploie le tu c'est plus simple) simplifier quelques phrases en évitant la bête noire des verbes "ternes" (avoir, être etc...)
Ce n'est qu'un avis d'un amateur évidemment.
Je vais lire le 2ème extrait.

Rebecca G. 12/06/2016 23:19

Merci de t'intéresser à mes écrits. Pas de problème avec le "tu". Bien entendu, le texte publié ici a été retravaillé depuis et ce n'est pas la version exacte qui a été envoyée aux éditeurs. Je suis bien d'accord: la forme devait être améliorée. J'espère avoir réussi à le faire.
Pour la petite anecdote, ce passage dans le métro, je l'ai rédigé une nuit, dans une chambre d'hôpital, alors que j'accompagnais ma fille qui se faisait opérer de l'appendicite!!!! Ecrit d'une seule traite et pratiquement pas retouché depuis. Les passages que l'on écrit sous le feu d'une inspiration soudaine sont souvent les meilleurs... ;) N'es-tu pas d'accord??

Yolaine 08/05/2016 23:10

J'aime beaucoup ton style d'écriture! Le rythme est bon et c'est intriguant! Au début, son cauchemar était effectivement cauchemardesque... je croyais qu'il s'agissait d'un roman d'horreur! Je n'aime pas trop l'horreur et même pas du tout, mais comme j'avais lu ton résumé, je savais que ça en était pas, alors j'ai continué la lecture. Je ne suis pas déçue de l'avoir fait. Il y avait quelques tournures de phrases, comme d'autres t'ont déjà mentionnées, qui rendaient le tout moins fluide. J'imagine que depuis le temps tu as corrigé tout cela... Alors il ne me reste plus qu'à te féliciter! :)

Rebecca G. 10/05/2016 23:11

Ahhh!! Je suis bien contente que cela t'ait plu!! En fait, je pensais que tu n'allais pas trouver ça terrible... vu que moi-même, je ne trouve pas ça terrible!! lol! Il s'agit en effet de la première version, après les premières relectures. Depuis, le texte a été retouché, remanié, amélioré, allégé, etc. etc. etc. :D
La dernière version, celle envoyée aux éditeurs, est nettement mieux! Le fond est resté le même, mais le style est beaucoup moins hésitant. Oui, plus percutant, je dirais... :)

En tout cas, je suis très touchée par ton commentaire! Ca me fait chaud au cœur!!
Gros bisous et merci à toi! :)
ps: je suis une fan de Stephen King... donc...

Lenaïg 21/06/2015 17:11

Je suis en retard pour te lire, Rebecca, à moins que tu sois compréhensive et que tu te dises, comme je le fais, moi, que les pages attendent toujours sagement le bon vouloir des lecteurs ! Pour moi, c'est très bon, captivant, continue ! Tu écris donc à l'anglo-saxonne ? Je ne cherche pas du tout à t'influencer, surtout que le cadre a bien l'air anglo-saxon ... Parce que la tendance à la française serait d'écrire au présent de l'indicatif, mais au fond chacun doit suivre ses penchants, avant tout et ne pas s'emprisonner dans des diktats, quels qu'ils soient. Bises.

Rebecca G. 21/06/2015 18:36

Bien sûr, les pages sont là pour tous ceux qui veulent bien passer les lire..., au moment qu'il leur convient ;) Et mieux vaut tard que jamais!! :D Je suis bien contente que cela te plaise. J'attends ton avis sur les autres extraits... Oui, certains de mes textes sont au présent, mais celui-ci, je n'arrivais à l'écrire qu'au passé... Il faut dire aussi que deux périodes s'entremêlent dans mon récit (voir "Petit résumé") et qu'il aurait été difficile de tout écrire au présent... Mais tu as raison, j'écris de façon très spontanée, et je ne pourrais absolument pas travailler en suivant des directives qui iraient à l'encontre de ce que je ressens, de ce que je reçois... Comme j'ai tenté de l'expliquer ailleurs, je vois des images et j'entends des personnages parler: je ne fais que retranscrire. Transformer cela pour obéir à des règles, ce serait trahir. Et cela m'est tout simplement impossible...

vivi 16/06/2015 21:53

J'aime beaucoup ton style. Et toutes ces intrigues ont l'air passionnantes. Ca donne vraiment envie de connaître la suite. Je ne m'y connais pas super dans le monde de l'édition mais il se trouve que je connais personnellement celui-ci http://www.cockritures.fr/accueil/index.html
A toutes fins utiles...
Bonne soirée.

Rebecca G. 16/06/2015 22:14

Je reviens vers toi et je te réponds aussitôt: je ne suis pas intéressée par une édition à compte d'auteur. D'abord parce que tout le monde le déconseille, et surtout parce que je n'ai absolument pas les moyens de financer quoi que ce soit...! Je m'arme de courage, et je continue de croire en la possibilité de me faire publier à compte d'éditeur, même si l'argent que je vais toucher est insignifiant par rapport au travail fourni (3 ans d'écriture et environ 1.000 euros pour un premier contrat d'édition!!). Je ne vis pas de ma plume, je n'ai pas besoin de cela pour manger; cherche pas non plus la gloire, je veux juste faire connaître mon roman, mon histoire, partager, faire rêver et réfléchir... Merci à toi, tout de même. C'est sympa de vouloir m'aiguiller. Bises.

Rebecca G. 16/06/2015 22:05

Merci, c'est super gentil, je vais aller y jeter un coup d'œil! Je t'invite en tout cas à lire le Résumé et les autres extraits... A bientôt, j'espère! :)

Miss Paumée 10/06/2015 22:14

Après la lecture du dernier post, j'ai pris les choses à l'endroit et je lis donc tes premiers extraits.
Cela confirme ma première impression.
J'aime ton style et je suis d'accord avec l'avis de Puce qui parle de Michel Bussi dont j'ai lu deux livres.

En bonne lectrice test, j'ai pris quelques petites notes sur ce qui me titille.

J'écrirais plutôt :
"C'était la quatrième fois que" au lieu de "Cela faisait la quatrième fois"
"depuis qu'Andy" au lieu de "depuis que Andy"
"bien que mêlées" au lieu de "mêlé"
"Il avait beau faire des efforts" au lieu de "Il avait beau essayer de faire des efforts" : ça suffit car le fait de faire des efforts comprend l'idée d'essai. Ca ferait moins lourd je pense.
"pensait à Andy" plutôt que "songeait à Andy" : ça c'est très personnel comme impression mais pour une personne, je préfère l'expression "penser à".

Dans le paragraphe du "pot" au journal, je dirais "une joie sincère" plutôt que "non simulée". Ca c'est un truc qui doit me venir de ma thérapeute qui dit toujours que pour exprimer une idée positive on ne doit pas utiliser la négation. Et puis c'est plus fluide en lecture aussi.

Un peu plus loin, je dirais "il avait encore besoin de repos et de certains soins qui lui…". Pas besoin du verbe "continuait"

Dans l'extrait du métro, j'écrirais "briser un repos si irrésistible" plutôt que "si irrésistible repos", toujours pour des raisons de fluidité à la lecture.

Petit oubli du 3 de MP3 quand il cherche à comprendre d'où vient la musique.

Dans la phrase "qui, comme la mélodie… et qu'il semblait, comme la fois précédente…" : enlever le l' avant "entendre".

Et voilà!

Je file lire la suite!

Rebecca G. 10/06/2015 23:25

Wuawww!! Super! Merci d'avoir pris le temps de lire mon texte avec autant d'attention!! Je suis très flattée de l'intérêt que tu me portes...!!! Je note toutes tes remarques (que je trouves vraiment justifiées) et je vais les reprendre une par une devant mon ordi... C'est génial de pouvoir avoir un regard de lectrice tellement critique.
Ta psy a raison: restons positif! ;)
Pour Bussi, c'est la 3eme fois que j'en entends parler... il va falloir que j'aille le lire!!! Vous m'avez donné envie de découvrir cet auteur dont j'ai vu plusieurs couvertures.
Je file lire tes autres commentaires!:)

Puce 05/06/2015 18:40

J'aime beaucoup ce premier extrait de ton roman ! D'ailleurs je me demande, tu as trouvé un titre à ton roman?

C'est très bien écrit, on imagine bien les personnages tout en gardant le côté de suspens nécessaire, qui nous donne envie de lire la suite pour en savoir plus ! Que lui est-il arrivé? Pourquoi est-ce qu'il boite? Qui est Andy? Comment arrive-t-il a entendre et ressentir tout ça...?
Je file lire la suite !

ps : cet extrait me fait penser au dernier roman de michel bussi, n'oublier jamais, que j'ai adoré.

Puce 07/06/2015 15:55

Ah beh oui, j'aurais pu penser à lire le résumé.. j'ai pas été très futée pour le coup.
Mais finalement ça m'a donné plus de surprise et suspens :D

Rebecca G. 06/06/2015 22:49

Merci, Puce. Je suis très touchée par tes appréciations... Pour répondre à tes questions, oui, j'ai un titre, c'est tout simplement "Le Fil d'Argent" (d'où l'intitulé de mon blog...). Cet extrait n'est pas le début du roman, aussi la plupart de tes questions trouvent une réponse dans les tous premiers chapitres. Tom a eu un accident et est resté 3 mois dans un coma dont il est miraculeusement sorti. Après son réveil, il va découvrir qu'il possède certains dons "paranormaux" : télépathie, prémonitions, et possibilité de sortir de son corps. Mais ce n'est que le début... Rapidement, il va comprendre qu'il peut se projeter dans un autre espace-temps et "voyager" pour se retrouver entre 1940 et 1943, en France... Il va aussi découvrir qu'il est lié à ce passé, de façon stupéfiante... En fait, pour mieux comprendre les extraits mis en ligne, il faut d'abord lire le résumé que j'ai publié ( "Petit résumé") !!!

Alice 29/05/2015 16:55

J'adore !!! Tu écris très bien :)

Rebecca G. 30/05/2015 23:08

Merci, Alice! Ca me fait super plaisir!! Parce que j'écris avant tout pour les lecteurs, pour transmettre quelque chose... Si le courant passe, c'est magique!!!!
J'espère que tu aimeras aussi les autres extraits. (Avis de lecteurs 2 et 3)
Donne-moi vite ton avis!
A bientôt!

Al'Khan 21/05/2015 19:00

Wouaw.

Voilà mon premier commentaire.
Je viens de lire ce passage et j'apprécie énormément. La première partie lorsqu'il est dans le parc, cette ambiance heureuse, où on ne s'attend pas du tout à ce qu'il découvre, puis on voit que ce n'est qu'un cauchemar. Le réveil difficile (là je ressens bien ce qu'il vit, je suis sujette à des cauchemars horribles et à revivre des souvenirs, le retour à la réalité n'est jamais agréable et simple...)
Puis ensuite, ce qui se passe dans le métro. J'avoue avoir été surprise, ne pas avoir tout compris (dur avec un extrait) mais très très intéressant et on a envie d'en savoir plus. Mais en tout cas, c'est devenu une atmosphère étrange et un peu effrayante tout en liant des choses belles (musique, bébé,...) et je trouve cela juste extra comme mélange.

Bref, j'aime beaucoup ! j'aime beaucoup ta manière d'écrire et je vais aller lire les autres extrais sous peu !

Rebecca G. 30/05/2015 23:05

Oh la la, je suis désolée, je viens seulement de trouver ton commentaire!!! Je n'ai reçu aucune notification lorsque tu l'as publié!!!! :(
J'espère que tu ne m'en veux pas de n'avoir pas répondu plus tôt!!!!!
Bon , je suis vraiment ravi de ton ressenti!! Tu ne peux pas savoir comment cela me fait plaisir!
Lorsque j'écris, j'y mets mon âme; aussi, je suis tellement heureuse quand le courant passe et que le lecteur ressent tout ce que j'ai voulu y mettre!!!...
Vraiment, ça me donne beaucoup de motivation pour continuer... Merciiiii!!!! J'attends avec impatience ton avis sur les autres extraits!
Bisous

Quichottine 07/05/2015 01:16

Je reviendrai plus tard. :)

Quichottine 09/05/2015 09:11

Non, tu ne m'as pas saoulée. :)
Il faut seulement un peu de temps, un peu plus disons.
En ce moment j'en manque un peu, mais t'en fais pas, lorsque je dis que je reviendrai, je le fais. :)

Rebecca G. 07/05/2015 11:25

Ah, ça y est, je t'ai saoulée, là...???? Nan, je rigole (quoi que...)!!!
A bientôt! J'attends tes commentaires avec impatience!! :)

Eglantine 05/05/2015 08:51

je n'ai aucune qualification pour "critiquer" dans le sens le plus large de ce mot, un livre ou un texte mais de ce que j'ai ressenti voici:
à partir de cette phrase... Bonté divine, comme ça lui avait fait du bien !...jusqu'a la fin perso ...je n'ai qu'une envie c'est de lire la suite :-) on est pris par une atmosphère étrangère et j'aime ça ...je suis beaucoup plus "tiède sur la partie qui précède ...comment dire ...je n'y ressens pas de particularité ...je pourrais lire ça dans x romans ....mais encore une fois ce n'est que mon ressenti pas un avis d'expert :-)

Rebecca G. 05/05/2015 10:33

Oui,je comprends parfaitement..
Ne vous en faites pas, pour ce qui est de l'"étrangeté", le roman en est constellé...! :)
Mais Tom a aussi sa vie de "tous les jours", qu'il tente désespérément de garder "ordinaire"...

Ce ne sera pas le cas...

Je viens de publier le résumé, pour plus de clarté.
Bonne lecture et bonne journée!

Eglantine 05/05/2015 10:30

rho une atmosphère étrange ...et non étrangère !

Eglantine 05/05/2015 07:29

bonjour :-)
lorsque l'on commence à écrire c'est en espérant être lu et pourtant moment délicat et difficile celui ou on présente son "oeuvre" à la lecture d'inconnus ...
j'ai commencé à lire et puis je me suis arrêtée non pas par ennui mais je crois ...je crois oui que cette lecture gagnerait pour nous qui lisons si nous avions en préambule ...une brève " quatrième de couverture" :-) afin de situer le roman et les personnes...juste quelques lignes..pas beaucoup mais ça gagnerait en clarté qu'en pensez vous? ...

Rebecca G. 05/05/2015 08:29

Oui, Eglantine, vous avez sans doute raison.
Je vais essayer de vous faire un petit topo... au moins sur le début de l'histoire, afin que vous puissiez situer les personnages et leur situation.
Je suis très touchée que vous soyez venue sur le blog pour lire l'extrait. cela me fait énormément plaisir! :)
Je vais mettre en ligne 2 autres extraits aujourd'hui, j'espère que vous pourrez venir les lire et me dire ce que ça vaut...
Bises
Reb.

Bernieshoot 04/05/2015 23:27

C'est un extrait et il est difficile d'en tirer des conclusions sur l'ensemble du roman.
Le style est fluide et descriptif , les trraits de tom sont sans doute le ressort de l’'histoire

Rebecca G. 04/05/2015 23:48

Oui, vous avez raison, sorti de son contexte, cet extrait est sûrement assez difficile à apprécier...
De plus, il n'est peut-être pas le plus fameux...!
Je vais en publier deux autres demain.
J'espère que j'aurai l'honneur d'avoir de nouveau votre avis... :)
Merci, en tout cas, d'avoir lu celui-ci.

La Plume anonyme 04/05/2015 19:29

Je trouve ça bien, mais le passage ou Tom parle avec Ben est un peu lourd je trouve...simple avis, il vaut ce qu'il vaut...
J'aimerai bien découvrir un autre extrait!

Rebecca G. 05/05/2015 21:15

Ok, suite à ton commentaire, j'ai repassé le dialogue au peigne fin et j'ai trouvé des phrases à supprimer (comme par exemple: "Ouais, à t’entendre, on dirait que ça vaut le télésiège de Lake Placid… ! "; Je suis passée directement à "Tu vas me vexer, si...").
Le texte en ressort beaucoup plus léger et direct.
Je te remercie donc pour ta remarque qui a été productive! :)
Je compte remettre d'autres extraits prochainement,
j'attends tes critiques...!
A bientôt,
Reb

La Plume anonyme 05/05/2015 20:43

Je ne sais pas exactement...c'est un truc dans le dialogue...mais je ne suis pas très fan de dialogues en général alors ça doit être pour ça...

Rebecca G. 04/05/2015 20:46

Je veux dire, quelles répliques exactement trouves-tu lourdes?

Rebecca G. 04/05/2015 20:39

Merci de ta sincérité.
Pourrais-tu me préciser ce qui ne te plait pas dans le dialogue entre Tom et Ben? (Je précise qu'ils sont amis depuis leurs années de fac, soit près de 20 ans, ce qui explique le côté un peu "délire de gosses"...).
Oui, je pense mettre d'autres extraits prochainement. Celui-ci n'est peut-être pas le meilleur...
Bien à toi,
Reb

flipperine 04/05/2015 18:51

c'est pas mal du tout au contraire un homme qui n'est pas encore guéri

Rebecca G. 04/05/2015 20:31

Merci beaucoup, Flipperine, j'apprécie... :)
Oui, ce passage suit l'accident, le coma et les longs mois de rééducation. Tom est, pour la première fois, victime de phénomènes étranges...
Ce ne sont que les prémices.
Vous en découvrirez un peu plus prochainement...
Merci d'avoir pris le temps de me lire.