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Le Fil d'Argent (Rebecca G.)

L’Éditeur Parfait (ou Gentil Éditeur)

9 Juillet 2015 , Rédigé par Rebecca G. Publié dans #Le Fil d'Argent (et le parcours du combattant)

L’Éditeur Parfait (ou Gentil Éditeur)

 

Ahhh, si l’éditeur parfait existait, je pense qu’on le saurait… !

Pourtant, je me suis amusée à lui tirer le portrait.

Non pas sur papier brillant, mais sur mon écran d’ordi, au profit de tous ceux et toutes celles qui me font l’honneur de visiter régulièrement ou occasionnellement mon blog.

L’Éditeur Parfait n’existe, je crois, que dans mon imagination débordante…

Je le nomme aussi parfois le Gentil Éditeur, et, je l’avoue, j’ai une certaine affection pour lui.

Il a bien sûr toutes les qualités qu’un auteur puisse désirer.

Normal, puisqu’il est Parfait !

 

Je m’en vais vous les énumérer, une par une vous les expliquer…

 

1-L’Editeur parfait a pignon sur rue :

Sa société est enregistrée au Registre du Commerce et des Sociétés et l’on peut vérifier ses statuts, et ses comptes annuels, son inscription au SIRENE et son numéro de SIRET sur Societe.com.

Son adresse est facilement consultable et l’on peut même lui rendre visite, si le cœur nous en dit, pour lui déposer notre manuscrit en main propre (ou au moins dans celle de sa secrétaire !)… Bref, il existe bien légalement, et non pas seulement sur l’accueil d’un site alléchant…

 

2- Il donne systématiquement un reçu :

Lorsqu’il reçoit un manuscrit, l’Éditeur parfait donne ou envoie par la poste ou par mail un accusé de réception, avec un numéro d’enregistrement, afin que l’auteur ne se torture pas en se demandant si son œuvre est bien arrivée à destination ou si elle a été détournée par un être malveillant, spécialiste des plagiats.

 

3- Il LIT les manuscrits.

Ben oui, il ne parcourt pas seulement trois lignes au hasard pour décider de leur sort. Il est conscient du labeur et de l’investissement de l’auteur, alors il ne juge pas sur quelques mots en passant. Il LIT au moins plusieurs pages, au début, au milieu et à la fin du document pour se faire une idée du style… Et s’il accroche, il lira au moins les 100 premières pages (plus, si affinités)…

 

4- Il donne une réponse dans un délai raisonnable !

Les éditions Robert Laffont ont fait preuve d’un grand professionnalisme en me répondant après seulement 3 semaines. Un mois et demi maximum, c’est le temps qui me parait correct pour répondre. Surtout en cas de refus : si un manuscrit n’est pas publiable ou ne plait pas à la boite, ça doit se voir en quelques jours seulement ! Certes, le nombre de manuscrits reçus implique parfois un délai, mais l’Éditeur Parfait s’organise toujours pour avoir suffisamment de lecteurs à disposition…

 

5- Chaque réponse est personnalisée :

En cas de refus, l’Éditeur Parfait envoie une lettre personnalisée – pas un « roman », mais juste quelques mots qui prouvent qu’il sait de quoi il parle, qu’il a lu le manuscrit et il explique pourquoi il ne peut donner suite (à cause du style qu’il n’a pas aimé, de l’histoire qui ne lui plait pas, des maladresses, etc…). Si besoin, il donne aussi des conseils pour s’améliorer. Il n’envoie JAMAIS une formule toute faite et qui ne veut rien dire. Et même s’il reçoit des centaines de manuscrits, chaque lecteur qui travaille pour lui sait qu’il lui faudra faire un compte-rendu et expliquer son point de vue.

 

6- S’il a aimé, il appelle au téléphone pour fixer un rendez-vous.

Pas de mail, pas de courrier postal. Pour ces choses-là, c’est sérieux, on se parle de vive voix. Puisque l’on va devoir travailler ensemble, autant enclencher le premier vrai contact… À la fin de l’entretien téléphonique, l’Éditeur Parfait laisse son numéro perso, professionnel et mobile, pour que l’on puisse le joindre directement pendant ses heures de travail (j’ai dit qu’il était « parfait », pas « esclave »… Donc, oui, il a des heures de travail et une vie de famille à respecter !) et il fixe un rendez-vous avec l’auteur. Il lui explique, dans les grandes lignes, toutes les démarches et lui prépare un premier CONTRAT provisoire, en bonne et due forme.

 

7- Il explique de A à Z tout ce que l’auteur a besoin de savoir, et précise les engagements de chacun.

Pour un jeune auteur, qui découvre le monde de l’édition, tout peut sembler bien compliqué. Ça fait peur, on dirait un monde de requins et on se sent un peu comme un petit poisson dont les gros prédateurs ne vont faire qu’une bouchée (Ahhhhhhh !). On est un peu perdu. Mais c’est sans compter sur la patience et la compréhension de l’Éditeur Parfait qui prend le temps de rassurer, de tout bien expliquer. Pas d’inquiétude, il veille au grain et à son poulain… Chaque point du contrat est décortiqué, et on trouve un terrain d’accord entre les deux parties. L’auteur devra emmener le contrat chez lui, bien le relire (au besoin avec un avocat ou un agent littéraire) et noter les différents points qui lui posent problème. Le Gentil Éditeur comprend tout cela, il trouve que c’est normal, bien sûr !

 

8 – Il paye un « à-valoir » à la signature du contrat.

L’à-valoir, qu’est-ce que c’est ? C’est une avance (NON-REMBOURSABLE) sur les potentielles ventes futures. Un chèque que l’éditeur donne à l’auteur, et que l’auteur garde quoi qu’il arrive ! Si, finalement, les droits d’auteur sur les ventes réelles sont en-deçà du montant du chèque, l’auteur garde tout de même l’argent… Et si les droits gagnés sont supérieurs, l’éditeur déduira simplement la somme de l’à-valoir déjà payé, et versera le complément à l’auteur (environ un an après la parution du livre : il ne faut vraiment pas être pressé…).

Donc, l’Éditeur Parfait donne le chèque d’à-valoir, à la signature du contrat. Avec lui, pas d’embrouille !

 

9 – Non pas 1.000… mais 2.000 euros.

Les « A-VALOIR ». Voilà un mot qui fait rêver… ! Et, d’après vous, à combien d’euros s’élève le montant d’un à-valoir pour un premier roman, en règle générale ? (Oui, dans mon cas, ce serait une sorte de rémunération pour 3 ans de travail…) Allez, pas la peine d’essayer de deviner, vous serez certainement loin du compte… Si l’on n’a pas la chance de s’appeler Marc Lévy ou J.K.Rowling, eh bien la somme du chèque se situe entre… 500 et 1500 euros ! Sachant que la moyenne générale est de 1000 euros.

Oui, vraiment pas de quoi casser des briques surtout pour tout ce qu’on a sué sur le manuscrit et les heures, les jours, les mois, les années qu’on y a consacrés… !

Mon Éditeur Parfait à moi, il donne non pas 1.000, mais 2.000 euros. Je pense que c’est un minimum.

Vous allez comprendre pourquoi :

 

10 – Non pas 10… mais 20%.

Les droits d’auteurs, parlons-en !

Idem. Combien croyez-vous qu’un auteur touche sur chaque livre vendu ? Je vous rappelle que c’est tout de même lui qui l’a écrit…

Eh bien, en général, pour un premier roman, les droits d’auteur sont de 7 à 10 %. Disons, que si c’est 10%, pour un livre vendu 10 euros, l’auteur touche… 1 euro !

Soit 90% qui vont dans les poches de l’éditeur. Elle est belle l’affaire !

Alors, moi, je dis que l’Éditeur Parfait octroie 20 % à l’auteur. Ce qui revient à dire que s’il paye un à-valoir (l’avance) de 2.000 euros, il mise sur une vente moyenne de 1.000 exemplaires. Si le livre est bon (et c’est ce qu’il croit, sinon il ne voudrait pas l’éditer…) et qu’il fait bien son boulot au niveau de la pub et de la diffusion, ça devrait le faire sans trop de problème.

Et, bien entendu, l’Éditeur Parfait fait un boulot Parfait…

 

 

11 – Il nous met en relations avec un correcteur ou une correctrice expert(e).

En cas de réécriture de certains passages, l’Éditeur Parfait adjoint à l’auteur un professionnel qui le guidera et l’aidera dans son travail. Pas question de laisser l’écrivain de dépatouiller avec son texte, pour lui annoncer six mois plus tard (et après maintes retouches) que finalement, la nouvelle version ne convient pas… et que le bouquin ne sera PAS édité (Oui, oui, si j’en parle, c’est que le cas existe !!)

De plus, il laisse une certaine autonomie à l’auteur, dans sa création littéraire, et ne demande pas de réécrire toute la fin à sa propre sauce, ni de tout retranscrire au présent de l’indicatif lorsque le texte est au passé. Il laisse l’auteur s’exprimer avec un minimum de liberté, pourvu que le texte soit bon.

 

12 – Les invendus ne seront pas détruits !

Tous les exemplaires invendus en librairie retournent en stock au bout d’un certain temps. Et, malheureusement, ils deviennent alors INVENDABLES pour l’éditeur. Même s’il le voulait, il n’en aurait pas le droit ! Et comme louer un entrepôt (pour un stock qui ne sert à rien) coûte cher inutilement, tous ces exemplaires sont voués au PILONNAGE, c’est-à-dire, à la destruction pure et simple !

S’il reste 2.000 exemplaires, on peut leur dire adieu !

Mais non, l’Éditeur Parfait ne trouve pas cela normal. Après tout, l’auteur a bien le droit de faire ce qu’il veut des livres invendus… S’il veut alimenter sa cheminée en hiver ou bien essayer de les vendre en solo, c’est son problème ! Puisque de toute façon, on ne peut plus rien en faire en librairie…

Il parait que dans ce cas, l’auteur devra payer de sa poche chaque exemplaire… C’est un peu tordu, mais bon, admettons, puisqu’il est censé se faire de l’argent avec par la suite…

L’Éditeur Parfait, lui, les rend gracieusement, puisque de toute façon, il ne pouvait absolument rien en faire (ce qui est logique, non ?) !

Ah ! Et j’oubliais… Pour lui, pas de « provision pour retour » sur le compte d'auteur. C’est-à-dire qu’en aucun cas, il ne demandera à l’auteur de financer les invendus, soit de lui payer tous les exemplaires qu’il n’aura pas réussi à caser (il parait que ça existe aussi)...

Nous sommes bien d’accord.

 

13 – Pas d’exclusivité !

Enfin, dernière chose, l’Éditeur Parfait n’exige pas que l’auteur soit menotté À VIE chez lui. L’écrivain reste libre d’aller faire publier ses prochains romans chez quelqu’un d’autre, si ça lui chante.

Mais franchement, avec un éditeur comme ça, qui voudrait aller ailleurs… ??

 

 

Voilà, je crois que j’ai fait le tour du portrait…

Alors, oui, je sais, cet Éditeur Parfait N’EXISTE PAS.

Mais bon, ça ne fait pas de mal de rêver…

 

Quoi ? Quelqu’un se reconnait ici… ??

Vous êtes un Gentil Éditeur ou une Gentille Éditrice… ????

Mais… Vous êtes prié(e) de vous faire TOUT DE SUITE connaître !!!

En commentaires ou via le formulaire de contacts.

Je ne suis pas ingrate, je vous répondrai SUR-LE-CHAMP…

 

À bientôt !!

 

Reb.

 

Ps : Merci à Stoni de m’avoir fait découvrir l’univers impitoyable des requins de l’édition !

http://stoni1983.over-blog.com/article-au-secours-je-vais-signer-un-contrat-d-edition-ou-t-es-grave-dans-la-merde-51103947.html

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Éditeur Parfait (ou Gentil Éditeur)

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Commenter cet article

Emma 30/07/2015 23:59

L'éditeur parfait n'existe pas malheuresement !
Super article !

Passe voir mon blog : swaggie.over-blog.com

Bisous
Emma

Rebecca G. 31/07/2015 12:18

Coucou Emma! bienvenue à toi! Merci pour tes appréciations. Dès que j'ai 5 min, je viendrai faire un tour chez toi avec plaisir... A bientôt!!! :D

Marjolaine 15/07/2015 11:50

Bon, on est bien d'accord, cet éditeur parfait n'existe pas... Hélas ! ;-) Mais on pourrait le créer à plusieurs auteurs ! Se réunir pour créer la maison d'édition parfaite ! Ce serait TOP !
Juste un léger détail cependant, l'éditeur ne garde pas 90% du prix de vente pour lui. D'abord parce que l'auteur est très loin d'être le seul qu'il doive rémunérer. Une fois tous les frais et salaires déduits, je pense qu'il reste à l'éditeur entre 20 et 30%... Ce serait trop beau dans le cas contraire, on est d'accord, 90%, tout le monde voudrait être éditeur. Mais pour m'auto-éditer, je sais que la réalité n'est pas aussi simple. Sinon, moi justement, j'aurais droit à 100% du gâteau. Sauf que tous frais déduits, je gagne entre 15 et 50% sur chaque vente. On est loin des 100% ou même des 90%... Non, vraiment, en édition traditionnel, même les auteurs de best-seller ne peuvent prétendre à plus de 15% sur chaque vente, sans quoi l'éditeur risque de mettre la clé sous la porte. Ne faisons donc pas couler cet Editeur Parfait. 15%, c'est suffisant hein ?

Rebecca G. 16/07/2015 10:55

Ah excellent commentaire, marjolaine! Merci de ton éclairage de Gentil Auteur...! Oui, bien sûr, je comprends tout à fait que l'éditeur ait de nombreux frais (comme tout directeur d'entreprise). Donc, je ne suis pas ingrate... Crois-moi, même 10% ce serait un rêve, puisqu'il me décharge de tout le reste... Après tout, c'est lui qui s'occupe de la partie la moins sympathique (enfin, à mon goût...). Moi, mon job, c'est d'écrire, point barre. Et de le faire avec BONHEUR! Lui, me permet d'être lue. En somme d'EXISTER en tant qu'auteur... Ce qui n'est pas rien! :) Bon courage à toi, en tout cas. Bisous.

Géhaimme 14/07/2015 10:34

Hahahahha ! Ton article m'aurait bien fait rire, je m'y retrouve un peu. Je suis d'accord avec beaucoup de points. Mais il faut aussi être réaliste : nous ne sommes pas à ma place des éditeurs. Leur vie n'est pas facile non plus, entre la pression de trouver une perle parmi les coffres de manuscrits qui leur viennent tous les jours, payer les salaires, faire la promotion de leurs collections, établir les contrats, etc, on peut comprendre qu'ils ne soient pas parfaits sur tous les points (qui le serait ?). Bref, le mieux est d'accepter d'être la partie faible au contrat, le temps de se faire un nom. Après, il plus aisé de négocier une fois qu'on a plus de poids.

Géhaimme 15/07/2015 09:51

Ton article m'a aussi fait rêver ^^ Voilà mon blog (il aurait dû se mettre automatiquement). http://gehaimme.over-blog.com/

Rebecca G. 14/07/2015 14:21

As-tu un blog??? Si oui, tu as oublié de remplir la case "Site Web" en rédigeant ton commentaire... Peux-tu me donner ton adresse de blog??? A plus...

Rebecca G. 14/07/2015 14:19

Evidemment, tu as raison sur tous les points... Je rêve, je rêve, ...mais je sais aussi avoir les pieds sur terre! ;) Merci de ta visite! :D

miette 11/07/2015 18:32

dure dure la vie d'un auteur... encore inconnu !
j'adore ton humour - peut-être qu'un jour tu tomberas sur la bonne personne !
rêver - puis, y croire, persister fait partie de la réussite -
je te souhaite bonne chance chère Rebecca -
j'aime beaucoup écrire - mais ça reste au niveau personnel -
je t'embrasse -

Rebecca G 11/07/2015 22:51

Merci Miette. Tu es adorable. Les blogs sont faits pour ça: écrire et être lu(e) même sans être "publié(e)"...
Bisous***

Tizef 11/07/2015 18:00

La perfection n'existe pas, si c'était le cas cela se saurait !
LOIC

Rebecca G 11/07/2015 22:52

Tout à fait!! Quand j'étais ado, cela me désespérait... Mais j'ai appris à relativiser. Après tout, moi non plus, je ne suis pas parfaite.. ;) Merci de ta visite.

écureuil www.unebonnenouvelleparjour.combleu 10/07/2015 07:55

Cet éditeur-là n'existe certainement pas et s'il a existé un jour il a fait faillite et mis les clés sous la porte depuis. Il reste encore la possibilité de s'autopublier... Bisous

Rebecca G. 10/07/2015 10:09

La possibilité oui, mais... pas le courage (ni le temps ni les moyens...)!! Pour toutes les raisons déjà citées en réponse au commentaire de Caroline, je préfère 100 fois une édition à COMPTE D'EDITEUR. Allez, j'ai la FOI: si cela doit se faire, ça se fera de n'importe quelle manière. Sinon, eh bien, j'aurai tout de même le mérite d'avoir essayé...;) Bises.

realkiller 09/07/2015 23:30

Bonsoir
Totalement irréaliste le faite que tu veux le beurre et l'argent du beurre
Qu'il te fasse un chèque à la limite ça ne me choque pas
Que tu veuille récupérer les invendus et sans les payer naturellement ? Tu rêve carrément ^^
Et qu'en plus que tu puisse le concurrencer avec un autre éditeur !!!!!
Non tu rigole là c'est carrément pour le prendre pour un con
Je ne connait pas ce milieu mais y'a certainement des bons comme des rapaces
Après pour éditer un nouveau livre est-ce qu'ils ont un quota ou c'est suivant les ventes ? J'en sais rien
Les imprimeries du livre ne cherche peut-être plus à s'emmerder à prendre des risques en cette période ?
Non jamais réellement su comment tout ça fonctionnent
Je suppose qu'un éditeur ne payera que si y'a vente pas autrement
J'en sais rien au faite par contre Bonne Soirée

Rebecca G. 10/07/2015 00:25

Oui, pas facile de savoir exactement comment ça se passe. et c'est bien ça qui fait peur...: je crois qu'il n'y a pas vraiment de règle, chacun fait à sa sauce et comme ça lui plait. Pas facile de distinguer les hommes d'affaires honnêtes des arnaqueurs sans scrupules...
Ahhh, tout serait tellement plus simple avec mon Editeur Parfait!! :D
Bonne nuit, Realkiller!

Caroline 09/07/2015 21:57

Si seulement cet éditeur pouvait exister...

N'empêche que même 20% de droits d'auteur je trouve ça très peu... après tout, il vient de l'écrivain le roman pas de la boite d'édition !

Rebecca G. 10/07/2015 10:06

Aussi simple? Oh que NON!!!! Tu as raison. Et , comme dit, je n'ai ni les moyens ni le temps de le faire!! :)
Voilà pourquoi, je suis d'accord pour laisser 80% à l'Editeur Parfait... Bon allez, oui... je consens de bonne grâce à seulement 10 % pour ma pomme, avec un éditeur NORMAL... LOL!! :)

Quichottine 10/07/2015 09:00

Jean d'Ormesson, l'écrivain le mieux rémunéré de France, est aussi appelé "Monsieur 18 %"...
La seule façon de gagner plus est de s'auto-éditer, et de pouvoir faire sa promo correctement, ce qui n'est pas aussi simple qu'on le penserait. :)

Rebecca G. 09/07/2015 22:29

Oui, Caroline, tu as raison... mais tu oublies les frais d'impression, le graphiste pour la couverture, les frais de diffusion, le temps et l'investissement consacré à la pub, à la diffusion, recherche de publication dans la presse, à la radio, la télé, etc. etc.
En fait, une fois le livre accepté, l'auteur ne s'occupe plus de rien (sauf de son prochain livre...) et ce n'est pas à négliger lorsqu'on voit comment triment ceux qui ont choisi l'auto-édition... Le temps, la fatigue et le stress, ça vaut peut-être bien tout cet argent!! :)
Et puis, pour un premier roman, l'éditeur prend beaucoup de risques, quand même, car il ne sait pas comment le livre sera accueilli par le public... C'est un coup de poker! :) Bisous.

jill bill 09/07/2015 20:26

Bonsoir Rebecca, je fus tout un temps en relation courrier avec Nothomb A... ne pas compter vivre de votre plume de poète m'a t'elle répondu, les maisons d'édition préfère de loin les bons romans... Un seul de mes amis en vit a t'elle rajouté ! Si je devais me faire connaître, dans mon cas, je privilégierai la chanson ou la pub... elle m'avait conseillé d'écrire à la chanteuse Juliette... mais bon, elle écrit tellement bien ses textes déjà !! Bref... d'inconnue à connue un parcours du combattant ma foi... et puis comme on dit il suffit d'un, le bon !!! Bises de JB

Rebecca G. 09/07/2015 21:20

ps: évidemment, un peu d'argent supplémentaire ne ferait pas de mal... J'en ai encore 6 à marier !! ;)

Rebecca G. 09/07/2015 21:18

Amélie Nothomb? Ahh la chance! Tu me refiles ses coordonnées??? Non, je blague...;) Vois-tu, je ne compte heureusement pas vivre de l'écriture. J'ai un gentil mari qui travaille et qui pourvoit à tous nos besoins. L'écriture est juste un besoin de créer, de transmettre. Et, je vais peut-être te surprendre, mais je ne tiens pas spécialement à être "connue". En fait, cela me met plutôt mal à l'aise... Je tiens à l'équilibre de ma vie privée, à celui de ma famille qui compte avant tout pour moi. Non, ce que je voudrais, c'est juste "être LUE"... Bon, peut-être que l'un ne va pas sans l'autre, tu me diras... Je voudrais qu'on connaisse MES LIVRES et pas moi forcément... C'est un peu compliqué, j'avoue. Ecrire des textes de chansons, c'est ce que je faisais quand j'étais ado! En ce qui TE concerne, Amélie a peut-être raison... Je te vois très bien dans ce créneau !! Ce que tu écris est... est... je n'ai même pas de mot, tellement c'est beau et génial (au sens de "génie"). Tes textes sont époustouflant. Sans commune mesure avec ce que l'on trouve généralement sur les autres blogs. Bref, pour moi, tu sors du lot, c'est clair! N'y a-t-il pas des éditeurs spécialisés dans la poésie, les jeux de mots??? Tu pourrais faire un super livre avec des photos en paroles, des comptines que les enfants des écoles chanteraient sans cesse... Ah Jill, tu sais bien à quel point je t'admire, je te l'ai dit 100 fois... Je suis une fan INCONDITIONNELLE... Bises.

Rafaël 09/07/2015 17:43

Bonjour,
Avant d'être gentils, les éditeurs sont des hommes d'affaires.
Mais bon, il y a des requins gentils et inoffensifs, alors pourquoi pas des éditeurs...
En tous les cas, bonne chasse aux gentils requins ;-)
Bisous

Rebecca G. 09/07/2015 20:18

Il faut que j'en attrape un avec mon harpon... ;) Oui, bien sûr, Raphael, je suis tout à fait consciente de leur situation et en fait... je les comprends! :) Quand on est chef d'entreprise, on fait tout pour que l'affaire tourne et rapporte gros! Mais je réclame juste un peu de compréhension et d'humanité... De la même façon que j'attends d'un médecin qu'il ait conscience de soigner un être humain avec sa sensibilité, et non un simple organisme, j'aimerais qu'un éditeur montre sa sympathie vis à vis de l'auteur. C'est beaucoup demander? ps: je ne dis pas qu'il doit accepter tous les manuscrits qu'il reçoit, loin de là, je dis juste qu'il y a façon et façon de refuser, et s'il accepte, qu'il ne voit pas l'auteur uniquement comme une poule aux œufs d'or potentielle... Bonne soirée! :)

Emma 09/07/2015 14:07

Let's keep dreaming...

Rebecca G. 09/07/2015 14:22

The future belongs to those who believe in the beauty of their dreams. (Eleanor Roosevelt)

( = L’avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves). Bisous, Emma!

Anna 09/07/2015 13:36

Bien vu ! je te souhaite de le trouver !

Rebecca G. 09/07/2015 14:23

Chez nous, on dit...: AMEN!! :) Bisous.

Quichottine 09/07/2015 12:43

PS : Tu as sur cette page, l'ensemble des réponses que j'ai reçues, sauf la dernière.

http://quichottine.fr/2012/06/papiliolaventureeditoriale.html

Par contre, les liens vers les articles ne sont plus bons car j'ai déménagé depuis sa rédaction... :(

Rebecca G. 09/07/2015 15:12

Je viens d'aller voir cette page! Je suis positivement impressionnée par Casterman Jeunesse et Le Dilettante (qui n'a pourtant pas bonne réputation pour les lettres de réponse...) qui ont pris le soin de te répondre personnellement et d'expliquer leur refus. Seraient-ils proches du Gentil Editeur? Je vais me renseigner (quoique je ne sois pas sûre qu'ils publient du Fantastique). Affaire à suivre...
Merci Quichottine!

Rebecca G. 09/07/2015 14:28

Bon, j'ai écrit avec des fautes, je sais, mais là je suis un peu fatiguée, je te rassure... ;)

Rebecca G. 09/07/2015 14:27

Oui, Quichottine, je suis allée sur ton blog entre-temps... J'ai visité le site des éditions, mais on ne peut pas leur envoyer de mail... A la lumière de ce que tu dis dans l'un des articles, ils ne prennent pas les romans fantastiques. Mais bon, je ne perd rien à me renseigner... Merci du tuyau, on ne sait jamais... J'ai enregistrer un raccourci sur mon bureau, pour le retrouver facilement lorsque j'aurai fini toutes mes corrections... J'avance, doucement mais sûrement... (p. 256 sur 360). A plus... Bisous.

Al'Khan 09/07/2015 12:39

Oh ben oui alors, je suis pas sur qu'il existe, cet éditeur parfait, mais pour sur qu'il serait aimé et adoré !

Rebecca G. 09/07/2015 15:01

Voilà une sage parole...! :) La voie du milieu... Espérons que j'en vienne à croiser son chemin... ;)

Al'Khan 09/07/2015 14:33

C'est vrai que vu sous cet angle... je serais lui, je resterais bien caché au fond d'une grotte inconnu de tout le monde XD.
Oui, c'est bien de faire des compromis, sacrifices pour le plaisir d'être lu, mais un entre deux entre ce que tu décris ici ET ce qui semble être la réalité serait pas mal !

Merci :D

Rebecca G. 09/07/2015 14:31

Adulé, oui, débordé, écartelé, submergé... 'Pauvre gars, peut-être vaut-il mieux pour lui ne PAS exister, au fond???^^ A nous de faire des compromis, des sacrifices, pour le plaisir d'être lus...!! :) Amitiés. (ça me fait bien plaisir de te voir ici... :) )

Quichottine 09/07/2015 12:38

Je n'en connais pas d'aussi géniaux... c'est dommage, je te l'aurais conseillé illico.
Par contre, j'ai eu de la chance. J'ai reçu des éditions Louise d'Ormesson une lettre formidable qui même s'ils ont décidé de ne pas m'éditer m'a beaucoup apporté.
Il faut que je recherche sur mon blog, mais si tu tapes d'ormesson dans l'espace "recherche" de mon blog tu en verras les grandes lignes.

Quichottine 09/07/2015 14:32

Oups... j'avais écrit "Louise", il fallait lire "Héloïse" évidemment.
La lettre ou du moins ce que j'en ai tiré est là :
http://quichottine.fr/2013/03/excuses-tardives-mais-sinceres-116380373.html

Bises et belle journée à toi.

Rebecca G. 09/07/2015 13:51

Ah, merci Quichottine, j'y vais de ce pas...!! Peut-être fait-elle partie des Gentilles Editrices..., qui sait?! ^^ Bisous.

Lenaïg 09/07/2015 12:37

Ah oui, cet éditeur-là serait parfait, tu l'as bien pensé, Rebecca et on pourrait lui rajouter de l'humour comme cela ne manque pas dans ton portrait. Bises.

Rebecca G. 09/07/2015 13:48

Merci Lenaïg. Bien entendu, de l'humour, cela va de soi ! D'ailleurs, je ne l'ai pas cité car c'était évident... :D Merci de ta visite! Bisous.

Puce 09/07/2015 12:27

Hoo c'est trop beau pour être vrai...
Vraiment pas bête l'idée d'accusé de réception !

Rebecca G. 09/07/2015 14:18

mdrr.....***

Puce 09/07/2015 12:45

Ahah oui, ça serait une bonne façon de le remettre à sa place sans être méchante et en lui proposant une bonne idée ! Tout bénéf :D

Rebecca G. 09/07/2015 12:43

Ouais, trop beauuuuu!!! Mais ça fait tellement de bien de rêver un peu... Pour l'accusé de réception, tu crois que je devrais en parler à Albin Michel (qui ne m'a donné aucune réponse depuis 7 mois) ????? ;) Bisous à toi et bonjour à Chou!

Alice 09/07/2015 11:49

Merci du partage, je ne savais pas tout ce qu'il se passait lorsque l'on donne un manuscrit... S'il existait ce serait parfait ! Mais maintenant malheureusement, les gens ne lisent pas autant qu'avant, j'imagine que c'est la même pour les éditeurs aussi, et je trouve cela injuste.

Rebecca G. 09/07/2015 12:41

C'est vrai, l'audio-visuel a pris le dessus... Mais, heureusement, il y a encore des gens passionnés de lecture, et bien plus qu'on ne croit... :)
Quant aux éditeurs, c'est leur job, donc il est assez normal, au fond, qu'ils ne pensent qu'en termes de bénéfices... Ils veulent des valeurs sûres. Je les comprends. Mais ils devraient donner leur chance à tout le monde en lisant au moins les manuscrits qu'ils reçoivent, avec une certaine attention. A mon humble avis, si un livre est bon, ça se voit tout de suite! J.K Rowling a été refusée par beaucoup d'éditeurs avant d'être acceptée par quelqu'un, de même pour Stephen King... Pour l'anecdote, il collectionnait les lettres de refus en les empalant sur un clou, sur un mur de son salon!! :) Une déco comme une autre! ;) Je crois que les éditeurs qui les ont refusé doivent se mordre les doigts de ne pas avoir pris le temps de mieux regarder leurs textes...

Livia 09/07/2015 11:43

Découvert sur le blog d'écureuil bleu, je suis venue me promener ici, et j'ai aimé, je reviendrais donc.
Je pense qu'un éditeur comme cela est aussi rare qu'une pépite dans l'eau du robinet!
Belle journée

Rebecca G. 09/07/2015 12:35

Ahh, le coup de la pépite...! :D Bientôt, je m'en vais fouiller les rivières avec mon tamis... Souhaite-moi bonne chance ;) !! Bienvenue ici, ta visite me fait GRANDEMENT plaisir!! J'espère que tu passeras de bons moments de lecture. N'hésite pas à me donner ton avis sur le résumé et les extraits de mon roman que j'ai mis en ligne (rubrique "Le Fil d'Argent")... A bientôt! ***

flipperine 09/07/2015 11:16

Il devrait tous être comme cela

Rebecca G. 10/07/2015 10:29

Merci Quichottine! Je suis allée sur le site de Le Dilettante, mais ils ne font pas de fantastique. Alors je suis allée chez Flammarion (groupe qui gère Casterman), mais ce n'était pas précisé.
Je leur ai donc écrit un mail, auquel une femme m'a gentiment répondu (dans la demi-heure!): oui, c'est possible, il ont une section Fantastique pour Adulte. Et je suis invitée à envoyer mon manuscrit... :) Adresse à retenir, donc... Merci encore pour toutes les infos! Oui, je vais essayer de regarder en librairie (mais je l'avais déjà fait et ce qui se rapprochait le plus de mon genre, c'était justement Robert Laffont et Albin Michel...). Bisous.

Quichottine 10/07/2015 09:04

Ne désespère pas.
Le roman fantastique a bonne presse, pas seulement chez les ados.
Tu dois regarder en librairie les maisons d'éditions qui en publient et t'adresser à elles.
Tout est possible. :)

Rebecca G. 09/07/2015 11:20

:) On est d'accord...! Mais malheureusement, cela reste du domaine du rêve... :/ Bisous.