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Le Fil d'Argent (Rebecca G.)

METHODE 15-33 de Shannon Kirk

16 Mars 2016 , Rédigé par Rebecca G. Publié dans #Lectures

 

Alors c’est simple : j’ai  A-DO-RE… !!!!

Tellement adoré que je ne peux pas faire autrement que d’écrire une chronique rien que pour ce livre !

C’est un vrai coup de coeur, les amis, et d'après moi, un best-seller assuré.

 

Je tiens vraiment à remercier Bernie de m’avoir fait découvrir ce roman sur son blog – et de la manière la plus originale possible…

(Vous devriez vraiment aller voir, ça vaut le détour!)

 

 

 

J’ai tout de suite accroché à la promo tout à fait géniale des éditions Denoël pour cette version française.

Ça n’a pas loupé : suite aux articles de Bernie, je suis direct allée voir la page de leur site et j’ai lu les premiers extraits mis en ligne.

 

(Là encore, ça vaut le détour...)

 

 

J'ai tout de suite été conquise. Tout à fait le genre de livre que je suis impatiente d’obtenir et de lire.

Une écriture dans laquelle on plonge aussitôt et dont on se régale au fil des pages…

Une intrigue pleine de promesses… Frissons garantis.

 

Ce qui m’a surtout donné envie de lire ce roman, c’est le génie du personnage principal – et donc, de l’auteure.

Il est évident que les premières pages dévoilent une intelligence supérieure, un cerveau hyper actif, une profondeur de réflexion qui ne laisse aucun doute sur le niveau de Q.I de la romancière.

Nous plongeons au cœur des pensées d’une adolescente surdouée, capable de faire face à des situations extrêmes avec la plus grande logique pour sauver sa vie et celle de l’enfant qu’elle porte.

Une sorte de descendante de Mc Guyver, en beaucoup plus implacable.

 

Une fois commencé, ce roman est impossible à lâcher.

Les pages se tournent toutes seules, chaque chapitre est un délice de suspens, de subtilités, et d’émotions.

 

Bien qu’il y ait certaines scènes plutôt « noires », je n’ai jamais trouvé que c’était « too much ».

De la subtilité, je vous dis…

 

Shannon Kirk nous emmène où elle veut…, de surprise en surprise. Avec elle, impossible de prévoir ce que la page suivante nous réserve !

C’est hallucinant. Chaque fois que l’on pense atteindre un dénouement, il y a un revirement de situation absolument inattendu.

Ahhhhh… !!! Comme j’admire cette maitrise… ! Quel talent ! (Je suis trop jalouse!)

Et en plus, c’est apparemment son premier roman paru, aux USA comme en France (deux autres sont en cours de parution).

 

Je vous le dis à tous :

FONCEZ ACHETER CE LIVRE, vous ne serez pas déçus !

 

 

 

RESUME:

 

« Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et vulnérable, que l’on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée? Bien au contraire, elle n’est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable : méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d’évasion où rien n’est laissé au hasard. Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses : sauver l’enfant qu’elle porte et se venger. Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu’à attendre le moment idéal pour lancer son attaque. » (Denoel.fr)

 

 

EXTRAITS :

 

Mon état de santé, ma grossesse, m’a poussée à l’action. J’étais enceinte de huit mois à l’époque et je ne pouvais pas me permettre d’attaquer physiquement mon ravisseur, même s’il m’en avait laissé de nombreuses occasions. J’aurais pu planter un morceau pointu de porcelaine brisée ou le bout affûté de l’antenne télé dans sa nuque. J’aurais pu démonter la plinthe ou le cogner avec un barreau de la tête de lit. Croyez-moi, j’ai étudié beaucoup de ces options. Mais je les ai abandonnées parce qu’elles nécessitaient de l’agilité, des mouvements brusques, des sauts, habiletés qui me manquaient dans cet état avancé. En outre j’aurais pu manquer mon coup. Je ne pouvais pas aller au bout de l’effort nécessaire et je ne voulais pas stresser le bébé par des essais imprudents. Au lieu de ça, je me suis servie d’autant d’items que possible, des lois de la physique, de la biologie de base, de systèmes de leviers et de poulies, ainsi que d’un désir de vengeance sans limites.

Allongée là le quatrième jour, je planifie sa mort. En énumérant dans ma tête la liste des choses à ma disposition, je trouve du réconfort dans ces préparatifs… une latte mal fixée, une couverture en laine rouge, une haute fenêtre, des poutres apparentes, une serrure, mon état de santé…


Je me souviens de ces pensées comme si je les revivais maintenant, comme s’il s’agissait de mes pensées actuelles. Je me dis : Il est encore là, derrière la porte, même dix-sept ans après. Peut-être que ces moments resteront toujours ancrés dans mon présent parce que j’ai survécu uniquement grâce à la minutie de chaque heure et chaque seconde passées à élaborer cette rigoureuse stratégie. Durant ces instants de souffrance indélébiles, j’étais vraiment seule. Et je dois le reconnaître aujourd’hui, non sans fierté : ma réussite, ma victoire indéniable, n’était rien d’autre qu’un chef-d’œuvre.

Le quatrième jour, j’avais bien avancé sur ma liste d’items ainsi que sur une ébauche de vengeance — tout cela sans crayon ni stylo, mais seulement à l’aide du carnet mental qui me servait à réunir les morceaux pour trouver de potentielles solutions. Je me savais confrontée à un vrai casse-tête, mais j’étais déterminée à le résoudre… une latte mal fixée, une couverture en laine rouge, une haute fenêtre, des poutres apparentes, une serrure, mon état de santé… Comment assembler tout ça ?

Je reconstituais sans cesse cette énigme dans ma tête et cherchais de nouveaux objets à y ajouter. Mais oui, bien sûr, le seau. Et oui, oui, oui, le sommier à ressorts est neuf, il n’a pas enlevé le plastique. Allez, continue, passe tout en revue, il faut que tu trouves une solution. Des poutres apparentes, un seau, le sommier à ressorts, le plastique, une haute fenêtre, une latte mal fixée, une couverture en laine rouge, le…

(….) après une série d’examens, le psychiatre pour enfants a dit à mes parents que j’étais parfaitement capable de ressentir des émotions, mais aussi que je savais très bien supprimer les pensées inutiles ou peu productives. « Un scanner cérébral montre que son lobe frontal, la zone qui gère le raisonnement et l’organisation, est plus grand que chez quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens. Et même cent un pour cent, si vous voulez mon avis. Votre fille n’est pas une sociopathe. Elle comprend les émotions et choisit de les ressentir. Mais elle peut également choisir de ne pas le faire. Elle m’a dit qu’elle avait une sorte d’interrupteur interne qu’elle peut actionner à n’importe quel moment pour ressentir des choses comme la joie, la peur ou l’amour. »


Il a toussé, émis un petit « hum », avant de reprendre : « Écoutez, je n’ai jamais eu de patient comme elle auparavant. Mais on n’a pas besoin de regarder plus loin qu’Einstein pour comprendre à quel point on ignore les limites du cerveau humain. Certains disent que nous ne maîtrisons qu’une petite partie de notre potentiel. Votre fille a, disons, réussi à maîtriser quelque chose. Quant à savoir si c’est une bonne nouvelle ou une malédiction, je n’en ai aucune idée. »

Ils ne savaient pas que j’écoutais à travers la serrure de la porte de son cabinet. J’ai enregistré chaque mot sur le disque dur de mon esprit.

Le passage sur l’interrupteur est partiellement vrai. J’ai peut-être simplifié. Il s’agit plus d’un choix, mais comme les choix mentaux sont difficiles à expliquer, j’ai parlé d’interrupteur. Au moins, j’ai eu de la chance de tomber sur un aussi bon docteur. Il m’a écoutée, sans me juger. Il m’a crue, sans émettre de doutes. Il croyait dur comme fer aux mystères médicaux. Le jour du dernier rendez-vous, j’ai enclenché l’interrupteur et je lui ai fait un câlin.

Ils m’ont examinée pendant quelques semaines, ont pris quelques notes, et mes parents m’ont replongée d’un coup dans un monde à peu près normal : je suis retournée en CP et j’ai construit un laboratoire dans la cave.

 

 

QUELQUES MOTS SUR L’AUTEURE :

 

Shannon Kirk est avocate et professeur de droit dans le Massachusetts, où elle vit avec son mari, un physicien et ultra-marathonien, et leur fils.

Shannon a été trois fois finaliste au concours d’écriture William Faulkner Wisdom Writing Competition : en 2012 pour un roman en cours, Heavens (les Cieux);  en 2013 pour Method 15/33, et en 2014 pour un autre roman en cours, The Impossibility of Interplanetary Love (L'impossibilité de l'amour interplanétaire).

Elle est diplômée de la faculté de droit de Suffolk, où elle est actuellement professeur adjoint de droit. Quand elle n’écrit pas, et qu’elle n’enseigne pas le droit, Shannon crée des sculptures de verre, et des peintures.

 

 

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Marjolaine PAUCHET 21/03/2016 12:48

Ce livre a l'air d'être vraiment palpitant. Merci pour cet excellent retour.

Rebecca G. 21/03/2016 16:54

Non seulement il est palpitant par les évènements qui s'enchainent constamment, mais il est aussi passionnant par le défi intellectuel qu'il représente... Etre témoin de ce qui se passe dans la tête d'une surdouée est vraiment fascinant!!! :D

écureuil bleu 20/03/2016 20:21

Tu m'as donné envie de découvrir ce livre, Rebecca. je vais me le procurer. Bisous

Rebecca G. 20/03/2016 22:13

Ah, super!!! Je suis trop contente...!! :D Hâte de lire ton avis... Bisous.

Bernieshoot 20/03/2016 15:57

c'est génial que tu aies adoré ce livre. Je parle des livres que j'aime et j'oublie les autres

Rebecca G. 20/03/2016 22:14

Normal... On a tellement envie de partager les choses que l'on aime... Merci encore, Bernie.

La Plume anonyme 18/03/2016 17:56

Il a l'air supra génial!!! (et je n'utilise presque jamais le terme supra)
;)
^^ je ne sais pas quand j'aurais le temps de le lire mais je vais essayer!!

Rebecca G. 19/03/2016 23:38

Il se lit vraiment très vite... vu qu'on ne peut pas la lâcher. lol. Bisous et bonne lecture!

Nell 17/03/2016 15:53

Ouh!! mais ça swingue ici et le thriller j'adore ça. Bon je sais ce qu'il me reste à faire. Merci ma Rebecca et très bel après-midi.

Rebecca G. 19/03/2016 23:38

Contente d'avoir pu te refiler un bon tuyau! Profite bien de ta lecture... Bisous. :p

manou 17/03/2016 09:54

Dans ma liste, j'ai mis plusieurs croix à côté...il faut absolument que je me le procure...Merci Rebecca ta chronique après celle de Bernie me confirme dans mes choix !

Rebecca G. 19/03/2016 23:39

Avec plaisir. J'espère que tu le kifferas autant que moi! ;D

jill bill 17/03/2016 09:19

Je me souviens d'avoir lu chez Bernie oui... Quel sang froid la "gamine".... enceinte et enlevée ça n'arrive pas tous les jours, heureusement, mais quel bon bouquin donc ! ;-)

Rebecca G. 19/03/2016 23:39

Oui, il est vraiment bon! Tu devrais essayer... ;)

vivi 16/03/2016 22:18

Passionnant !

Rebecca G. 19/03/2016 23:40

Il l'est!! :D Bisous.

Caroline 16/03/2016 21:49

Oula ça donne envie tout ça ! J'avais vu le coup de pub surprenant sur le blog de Bernieshoot !

Rebecca G. 19/03/2016 23:40

Je suis sûre que tu vas adorer ce livre. J'espère que tu pourras te le procurer... Bisous.

cathycat 16/03/2016 20:40

Ta critique autant que celle de Bernie est alléchante. L'intrigue a l'air bien ficelée et le caractère du personnage principal vraiment intrigant. Je le note car je suis sûre que je vais aimer ce roman... Déjà de la lecture en cours mais je garde l'idée au chaud pour plus tard. Merci pour cet enthousiasme communicatif :-) Bisous

Rebecca G. 16/03/2016 21:08

Oui, je pense aussi que tu vas l'aimer... :) L'intrigue est absolument géniale, et le personnage très attachant ( car forcément, vu ce qu'elle vit, on est de "son côté"...). Mine de rien, elle fait passer beaucoup de messages dans son livre. Pour moi, c'est une perle. Bisous et bonne lecture! :p

Cécile Pouet 16/03/2016 16:15

Wow ce livre a l'air tout simplement GENIAL !!!! Je crois que je vais vite aller voir s'il est disponible dans ma librairie. Tu me tentes vraiment :o
En plus l'auteure estune grande femme ma foi. C'est vraiment sympa de mettre un bout de sa biographie à la fin de ton article.
Merci beaucoup pour cette chronique Rebecca :) Des bisous.

Rebecca G. 16/03/2016 21:06

Génial, il l'est. Et l'auteure aussi, selon moi! ;) Bisous et merci d'être venue me lire et me laisser un petit mot... :)

realkiller 16/03/2016 15:22

Bonjour Rebecca
Avec une fenêtre, un seau, des ressorts et du plastique j'électrocuterai mon agresseur ^^
Mince y'a pas de prise mais un interrupteur fera l'affaire
Dis-moi tu pourra me dire ce qu'elle a fait j'ai hélas pas le temps de le lire
Et la lecture et moi y'a un grand fossé entre nous
Passe Une Excellente Journée

Rebecca G. 17/03/2016 13:42

Mdrr... Tu devrais peut-être essayer d'écrire des romans...! :D

realkiller 16/03/2016 23:10

C'est simple tu ouvre la fenêtre et t'attend qu'il flotte ^^
Avec le seau tu récupére l'eau et quand l'agresseur arrive il est plein tu le déverse sur le sol
Avec les ressorts tu fait un fil conducteur en te protégeant avec du plastique comme c'est un isolant
Y'a juste un truc qui cloche dans cette affaire c'est la nature de ses chaussures ;-)
Oui le caoutchouc des semelles est un bon isolant donc reste plus à trouver quoi poser parterre pour lui donner envie de le ramasser
Enfin bref j'en sais rien ....
Bonne soirée

Rebecca G. 16/03/2016 20:57

Pas de problème, Marco, je t'envoie ça pas mail, pour ne pas spoiler le bouquin... ;) En tout cas, tu as de l'imagination, et j'aimerais savoir comment tu t'y prendrais pour électrocuter quelqu'un avec une fenêtre, un seau, des ressorts et du plastique...???? Moi, je vois pas... x)